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5 raisons de varier ses séances de course à pied

J’ai déjà mentionné les différents types de séances d’entraînement possibles dans mon exemple de plan d’entraînement lorsque j’ai débuté.

De nombreux articles de blogs et de magasines existent sur ce sujet, mais je souhaite vous livrer ma version de débutante et en quoi ces différentes séances m’aident à progresser. Sans vouloir trop faire de répétitions, j’ai aussi essayé de chercher quelques infos complémentaires !

Avant, quand j’entendais parler de fractionné, de plans d’entraînement – je ne connaissais alors même pas les termes de seuil ou d’endurance fondamentale, je me demandais bien comment on pouvait autant se compliquer un sport simple comme la course à pied…

A présent, loin de penser qu’il s’agit d’une complication, c’est pour moi une manière de progresser, de varier l’entraînement.

Avant de développer chaque type de séances dans les prochains post, voici quelques raisons de pratiquer différentes séances de courses :

manière de varier son entraînement et de rendre moins monotones ses séances de course à pied

Vous ne travaillez pas à la même allure à chaque séance, vous variez les types de terrains (ex : piste pour le fractionné, route ou chemin pour l’endurance fondamentale etc.). Si vous refaites sans cesse le même type de séance, vous serez plus enclin à lâcher prise et à ne plus être motivé pour la course.

moyen incontestable de progresser

Chaque séance permet de travailler un aspect : vitesse, endurance. On repousse ainsi son seuil aérobie (EF), on améliore sa VMA (fractionné), on travaille son allure de course pour une épreuve en particulier (seuil). En courant uniquement dans une plage de vitesse étroite, votre corps va s’y habituer, vous serez dans votre confort et vous finirez par ne plus progresser.

sortir de sa zone de confort peut être un moteur mental

En travaillant à des allures différentes, et notamment à des allures que vous n’aviez pas l’habitude de courir (par exemple pour les fractionnés), vous aurez probablement l’impression que c’est dur, vous allez devoir faire travailler votre mental tout autant que votre physique, voire même plus. Mais à la fin de la séance, l’impression qui en sortira sera très positive et pourra vous rendre fier(e) du travail réalisé et vous poussera à continuer. Du moins, je vous le souhaite !

votre corps apprend à mieux utiliser ses réserves d’énergie[1]

Pour une activité à intensité faible à modérée, sans être essoufflé(e), le muscle apprend petit à petit à économiser ses stocks de glycogène en utilisant préférentiellement de la graisse.

Pour une intensité moyenne, où le rythme respiratoire est légèrement plus élevé, les réserves de glycogènes sont utilisées et s’épuisent. Pour contrer cet effet, le corps apprend à stocker petit à petit plus de glycogène.

Pour une intensité plus élevée, où on est à la limite de l’essoufflement, l’organisme apprend à utiliser de manière plus complète le glucose via une meilleure combustion. Ceci permet d’épargner le glycogène.

C’est donc en pratiquant différents types de séances qu’on sollicitera ces processus et que notre corps deviendra plus performant pour l’utilisation des réserves de glycogène.

cela peut contribuer en partie à préserver vos articulations[2] 

Plutôt que de courir dans des fourchettes trop étroites de vitesses sur une semaine d’entraînement, il serait plus favorable de privilégier la qualité, la diversité des séances. L’étude de Snyder et al. (1993, citée dans [2]) montre que la monotonie dans les séances d’entraînement c’est-à-dire une faible variation de la vitesse et d’intensité de l’activité est liée à l’apparition du syndrome du surentraînement. Un des premiers signe de ce syndrome est la baisse durable de la performance.

Ainsi, varier les rythmes lors des entraînements permet au corps de s’habituer à courir plus vite en fatigant moins.

Je reviendrai prochainement dans les prochains articles sur chaque type de séance : endurance fondamentale, fractionné et seuil !

A très vite, prenez soin de vous.

Sporsitivement !


Mes références pour écrire cet article (en plus de mon expérience) :

[1] Alimentation pour le sportif, de la santé à la performance de S. Cascua et V. Rousseau aux éditions amphora sports

[2] Entraînement pratique et scientifique à la course à pied – La méthode Billat-Training de V. Billat aux éditions de boeck

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