Jimmy, coach sportif et concentré d’énergie

Je relance la rubrique avec un nouvel échange sportif !

Pour ce post, c’est Jimmy, coach sportif qui s’y colle…

Où l’ai-je connu ? (si jamais la question vous traverse l’esprit) : c’est avec ses cours que j’ai commencé le Pilates – essaie un cours de Pilates avec lui, tu ne diras plus que le Pilates c’est facile, et ça, c’est avant d’avoir suivi un cours avec lui de fesses-abdos-cuisses et même ÇA, c’est avant d’avoir testé un cours de BURN Ultra chez Episod…

Jimmy, c’est un cocktail d’énergie, de bonne humeur, de motivation, de générosité. Avec lui, on bosse mais on rigole aussi… c’est peut-être ça le secret de la motivation, un champion avec un esprit pédagogique ?

Retour rapide sur son parcours et notamment sur une de ses passions : la course à obstacles… mais il ne s’arrête jamais et il vise déjà d’autres objectifs !

jimmy_sportPhoto : instagram Jimmy_sport_fit

Tu te décris comme un peu sportif, quelle est ta définition du « un peu sportif » ?

J’essaie de faire un peu de sport en dehors de mes cours… de la course, du vélo, de la natation, de faire d’autres choses.

Et j’ai pratiqué aussi l’athlé à un niveau correct étant plus jeune et aussi du foot.

En tant que coach, tu transmets ta motivation, tu es décontracté et tu as toujours le sourire ! Est-ce que tu abordes de la même manière le sport pour toi, tes compet perso ?

C’est vrai que dans mon boulot de tous les jours, pour les cours, je suis plutôt décontracté. C’est pour faire travailler les gens et leur transmettre la bonne humeur. Par contre, quand il s’agit de mes objectifs et du sport pour moi, je suis un peu moins relax. Je m’impose de la rigueur. Je reste un peu décontracté quand je suis avec mes potes, mais quand il s’agit de compet’, c’est la compet’ et je me concentre sur l’objectif et le challenge.

En 2016, tu a été dans le top 10 français, top 50 européen et top 100 mondial du classement Spartan Race. Les courses à obstacle, c’est pour le plaisir ? Le challenge ? Un peu des deux ?

A partir du moment où que j’y ai vraiment goûté, l’objectif était vraiment la compétition.

Par contre, au tout début, c’était vraiment pour le plaisir et la détente ! Avec mes potes, on a participé aux premières courses Mud Day en mode cool quand le concept est arrivé en France en 2013. Puis, comme j’ai bossé avec Reebok, marque partenaire des Spartan Race à l’époque, on m’a proposé de participer à une des courses.

Première course, je finis sixième, ça m’a plu et là, la machine était lancée si on peut dire. J’ai enchaîné, j’ai participé à toutes les courses en France, je me suis qualifié pour les championnats d’Europe puis championnats du monde. A chaque fois avec les amis, on cherchait à faire les différents types de course pour varier : sprint / super / beast – et aussi l’Ultra Beast à Morzine qui a été un bon souvenir.

En 2017, j’ai ralenti sur les courses à obstacles et je n’ai pas cherché à me qualifier pour les différents championnats.

J’ai tout de même été qualifié pour le nouveau concept Spartan Race lancé en 2017 : les 24h en Islande, qui consistent à faire un maximum de tours en… 24h ! Mais je n’y ai pas été, ça fait loin et ça finit par représenter un certain budget – sachant qu’on a jamais réussi à trouver des sponsors, même en 2016 pour les championnats du monde.

A la course du Castellet, j’ai aussi été qualifié pour les championnats d’Europe OCR en juin prochain.

jimmy_spartanPhoto : instagram Jimmy_sport_fit

OCR c’est aussi de la course à obstacles, c’est le même concept que les Spartan ?

Bien évidemment, ce sont aussi des courses à obstacles mais avec une approche complètement différente. Sur les Spartan, une grande importance est accordée à la course elle-même. Aussi, si tu ne réussis pas à franchir l’obstacle, tu es pénalisé et tu dois faire des burpees (pour ceux qui ne connaissent pas, pour résumer l’enchaînement d’un squat – d’une planche /pompe – en fait s’écraser au sol – squat et saut) : du coup, tu peux perdre du temps et donc des places dans le classement au fur et à mesure. Les courses OCR donnent plus d’importance au passage de l’obstacle : tu as autant de fois que tu veux pour passer l’obstacle. Par contre, si tu décides de le contourner, ton bracelet est coupé, tu continues la course mais tu n’es pas compté dans le classement.

Arrives-tu facilement à concilier ton métier de coach et tes entraînements pour tes objectifs perso ? On pourrait se dire, il fait tout le temps du sport, donc pas difficile de s’entraîner mais l’est-ce vraiment ?

Quand je donne mes cours, c’est sur que je ne bosse pas pour mes objectifs. Je suis concentré sur la séance, je ne travaille pas puisque le but est de montrer les exercices, de vérifier que les gens font les bons gestes, tiennent les postures et de les encourager.

Je bosse donc quand j’ai le temps, entre les différents cours. Parfois, je viens au travail à Paris en vélo, histoire de faire de l’exercice… !

Je jongle entre la course à pied, le vélo, le renforcement. Et je pense me remettre à la natation… au cas où il me prendrais de refaire un triathlon…

Refaire un triathlon ? Je suppose donc que tu as déjà participé à ce type de course.. j’ose demander si tu as déjà fait un Ironman ?

(Rires) Oui celui d‘Embrun – forcément il fallait que je participe à l’un des plus durs mais ça s’est bien passé.

Je ne suis pas un cycliste et j’avoue que la partie vélo a été difficile : j’ai passé 9h30 à parcourir les 180km dans la montagne. J’avais un vélo type région parisienne, pas adapté à la montagne donc c’était un peu galère dans les montées, surtout quand tu as le col de l’Izoard à monter !

Mais je suis content, j’ai fini en 15h donc pour un premier Ironman, c’est plutôt pas mal (rires – pour info, les premiers finissent en un peu moins de 10h le format XXL : 3,8km de nage, 188km de vélo, 42km de course).

Le message le plus important à transmettre aux personnes que tu coaches ?

Le plus important est que les personnes prennent du plaisir, travaillent et voient la progression en parallèle. S’il n’y a pas de progression, ça se sent et même pour le coach ce n’est pas gratifiant. Je vois en fonction des autres profs, les gens reviennent, ça fait plaisir et ça motive.

Tu baignes dans le sport depuis longtemps. Tu t’es toujours dit que tu serais coach sportif ?

Pas du tout ! J’étais en compta-gestion au lycée. J’ai passé mon bac puis on m’a conseillé de faire un BTS mais ça ne m’intéressait pas. Je suis donc passé en STAPS, mais je me suis arrêté en 2ème année de DEUG. Je sentais que je ne serais pas emballé si je devais être prof d’EPS et que je tombais sur des ados qui n’avaient pas envie de faire du sport. J’ai enchaîné des petits boulots, jusqu’à ce que par hasard je reçoive une lettre qui annonçait « devenir coach ». Je pensais que c’était mes potes qui m’avaient fait une blague en transmettant mes coordonnées. En fait, il s’agissait d’une proposition sérieuse pour la formation au brevet d’état métiers de la forme. Je me suis renseigné, je me suis présenté, ça m’a plu et je me suis dit « pourquoi pas ?? ».

C’est une formation qui te prépare au diplôme d’état avec stages en entreprise puis un concours à la fin pour obtenir le diplôme. Aujourd’hui, la formation est proposée en alternance avec un examen continu et un examen final, et le brevet est appelé BPJEPS AGFF ; traduire brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. Je n’ai pas eu le concours la 1ère fois mais je me suis représenté en candidat libre l’année suivante et j’ai réussi.

C’était un peu un défi au début pour moi. J’ai eu un peu peur de me lancer car je n’avais jamais été dans des salles de remise en forme, jamais fait de muscu, ni de cours d’abdos-fessiers etc. Pour l’athlé, lorsque j’étais plus jeune, j’avais à peu près la morphologie qu’il fallait, les exercices au poids du corps suffisaient pour la préparation générale. Donc j’avais un peu peur de me lancer mais en même temps, je me suis dit que c’était ce que j’avais envie de faire !

On sent en tout cas que tu as trouvé ta voie !

J’aime la diversité des activités, je ne fais pas toujours la même chose, ce qui est enrichissant. Tu verras rarement des coach qui ont un contrat de 35h au même endroit.

Je travaille avec des comités d’entreprises, des associations, dans des petites salles et notamment Episod sur Paris. Je gère aussi deux personnes en coaching perso pour le moment. La variété, c’est ça qui me convient ! Par contre, j’ai arrêté les grandes salles car ça ne me plaisait plus vraiment de donner des cours avec 60, 100 personnes, voire plus.

jimmy_coachingPhoto : instagram Jimmy_sport_fit

Et pour finir, quels sont tes prochains défis ?

Avec des amis, on s’est lancés dans le trail ! Donc parmi les prochains challenge, il y a les 80km de l’Ecotrail de Paris en mars prochain, les 117 km de l’ultra race d’Annecy en mai.

L’objectif ULTIME est la Diagonale des Fous qui se passe en octobre 2018 à la Réunion.

Et pour le fun et la détente, il y aura les championnats d’Europe OCR dont on parlait tout à l’heure en juin au Danemark !

Merci à Jimmy d’avoir répondu à mes questions pour SPORSITIV’ !

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