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Triathlon des Roses 2019 : une discipline reine pour la bonne cause !

S’il y a bien une couleur dont je ne suis pas fan, c’est bien le rose. Peut-être aussi car elle est trop souvent associée aux filles et aux femmes, et synonyme de clichés. Et pourtant, quand il s’agit de porter du rose lors d’un événement concernant la lutte contre le cancer du sein, je suis là à 100% !!!

Chaque année, je fais en sorte de participer à au moins un événement en faveur de la recherche contre le cancer du sein, qui est une cause qui me tient particulièrement à cœur. En effet, on peut toutes et tous être touché.e.s par ce fléau à un moment de notre vie, que ce soit de manière proche ou un peu plus lointaine.

Depuis l’an dernier, je me suis mise au triathlon petit format, alors combiner cette discipline que j’adore avec une cause solidaire : le TOP !

J’ai participé à l’édition parisienne du triathlon des roses pour la deuxième année consécutive !

Le triathlon des roses : idéal pour tester le triathlon

alors pourquoi ?

  • Format d’épreuve adapté : ce n’est pas un format officiel, les distances sont courtes

  • Faisable en équipe : mixte – c’est l’occaz de sensibiliser les gars – ou non – défi sympa entre copines

  • Le fait d’être rassemblé.e.s pour la bonne cause : la compétition ne prime pas

  • Pas de temps limite

  • Ambiance garantie

  • des bénévoles ultra présents pour aborder au mieux la course et accompagner les participants

  • La partie natation se fait en piscine : pour beaucoup de coureuses qui n’osent pas franchir le cap du triathlon, c’est en général à cause de la nage. Ici, l’épreuve se déroule en piscine et non en eau libre, ce qui est plus facile !

    En plus, pas besoin de se procurer une combinaison, nage en maillot de bain obligatoire ! (trifonction possible)

  • Possibilité de louer un vélo sur place (réservation à l’inscription)

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Denis Brogniart : le célèbre animateur engagé pour la cause et parrain des éditions parisiennes de l’événement

 

Le pré-requis : lever des fonds

Pour la 6ème fois, la fondation Arc organise l’événement. Pour s’inscrire, en individuel, j’ai dû récolter 300 euros de dons – il faut 500 euros pour les équipes. Cela peut sembler sélectif (j’ai vu des commentaires sur le site dans ce sens) mais si on est déjà soi-même sensibilisé au sujet, je pense que c’est relativement facile de sensibiliser ses proches ! D’autant plus qu’un don est pris en charge fiscalement = vous donnez 10 euros, cela ne coûte en réalité que 3,40 euros.

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J’en profite d’ailleurs pour remercier tous les collègues et amis qui cette année et l’an dernier m’ont permis d’atteindre la somme requise !!

En 2018, j’ai récolté 450 euros et cette année, 535 euros : merci pour votre générosité pour les malades et la recherche contre cette fichue maladie !!!

Jour J

Se lever pas trop tard pour un samedi matin est déjà le premier challenge du weekend, il ne faut pas traîner. Mes affaires sont prêtes de la veille, je vérifie quand même si j’ai bien le casque de vélo, chaussettes, serviette, chaussures de course – car je pars avec une autre paire de chaussure afin de pouvoir laisser les autres au parc à vélo et ne pas marcher pieds nus en attendant le départ de la course. J’ai déjà enfilé ma trifonction mais je dois encore mettre le vélo dans la voiture ! Une fois sur place, je me gare super facilement, hallelujah ! Sur le site, une fois le dossard récupéré, je vais installer mes affaires dans le parc à vélo. J’ai pris l’habitude de positionner mes affaires pour les prendre dans l’ordre que je me suis fixée pour perdre le moins de temps possible lors des transitions.

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Briefing de l’événement

 

Pas trop le temps de souffler après l’installation. Un petit tour au photomaton et le briefing de l’épreuve commence. Comme l’an dernier, le mot de l’arbitre principale est chargé d’émotions.

Petite nouveauté cette année : on nous demande de nous regrouper pour former un ruban humain pour des prises de vue au drône. Je croise une pote de promo qui court en équipe ! Je trouve ça top, même si je préfère courir en individuel, je me dis que je dois motiver d’autres potes à venir courir à cet événement !

Tout s’enchaîne, je n’ai pas encore pris le temps de m’échauffer et ça, je n’aime pas ça du tout ! Tant pis, je m’en remets à l’échauffement collectif mené par le coach Christophe, qui est assez efficace ! – squats, montée de genoux, talons-fesses, de quoi se chauffer et faire monter un peu le cardio sans trop perdre d’énergie non plus.

Partie natation

Direction la piscine ! Car c’est un triathlon tout confort, la partie nage se fait dans une eau à 27° dans la piscine du Stade Français ! Cette année, je suis directement en trifonction, la température de l’air est parfaite et je n’ai pas eu besoin de garder ma polaire et mon leggings contrairement à l’an dernier.

Le bassin est divisé en 6 lignes d’eau et on part en 7 vagues.

Idéal, je pars dans la 3ème : je peux jeter un œil aux premières concurrentes et jauger le niveau (mon côté compétitrice qui ressort) mais surtout, je ne vais pas me refroidir complètement ou me mettre à stresser à force d’attendre.

La vague A est lancée. A quatre ou cinq dans une ligne d’eau, on pourrait croire que ça va être la bagarre ou difficile de nager correctement (ma petite appréhension) mais les niveaux sont tellement hétérogènes que naturellement toutes les nageuses prennent leur place tranquillement.

Vague C : go pour la mise en place, on est à cinq dans ma ligne d’eau ce qui ne me rassure qu’à moitié – même si j’ai vu que ça fonctionnait bien les vagues précédentes, j’espère qu’on ne va pas toutes nager les unes sur les autres ! Je me sens plutôt bien et ne me mets surtout pas la pression.

Top départ : je prends rapidement la tête des nageuses. Au bout de 25m, j’ai déjà une distance raisonnable avec la deuxième, je me dis que je vais pouvoir nager tranquille et faire mes virages !!

Je compte tranquillement mes quatre aller-retours. Sur ma dernière longueur, je double 2 participantes et sors de l’eau, pas du tout étourdie contrairement à l’an dernier.

Je me mets à courir sur le tapis rose en direction du parc à vélo encouragée par les participantes des vagues suivantes.

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Transition piscine – vélo : courir pour ne pas perdre de temps !

Partie VTT

En posant mon vélo avant la course, j’ai bien pensé à prendre un repère visuel pour retrouver la zone de mon numéro, ce qui me permet de rejoindre rapidement mes affaires.

Les bénévoles sont ultra disponibles. L’une d’entre elles me tient même mon t-shirt pendant que je mets mes chaussures et un autre m’aide à sortir mon vélo – quand je dis que c’est un triathlon grand luxe, je n’en suis pas loin ! Mes voisines sont arrivées et je file vite direction le parcours vélo.

Il est identique à l’an dernier, avec deux tours à faire : je sais que ça va être du pur plaisir car c’est un parcours un peu VTT, qui peut présenter quelques (très petites) parties techniques.

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Parcours vélo : 2 boucles de 4km

Le parcours débute en montant dans un chemin cahin-caha pour rejoindre une partie en dur où ça roule bien malgré la légère montée.

Demi-tour et descente sur une partie en forêt où il y a une descente VTT que j’adore et où je peux prendre de la vitesse. J’appréhende un peu d’avoir des participantes devant moi car le chemin est étroit et il n’est pas facile de doubler. Tour 1, je n’ai qu’une participante à doubler, et cela passe tout seul. Tour 2, j’ai plusieurs participantes à doubler mais j’arrive à garder de la vitesse et à les doubler en bas de cote.

Autre partie du parcours : la grande allée de Marne où sur un chemin étroit où il y a à peine de quoi passer une roue de vélo.. .je ne me rappelais pas que le chemin était si chi… chaotique. Pour doubler, c’est passage obligatoire par l’herbe sur une espèce de faux-plat de la mort, mes cuisses me remercient encore de les avoir mis en feu pour doubler les autres coureuses. Tour 1, ça passe crème, je dépasse des participantes isolées facilement. Tour 2, mes vitesses de vélo sautent sans arrêt et j’ai une brochette de coureuses plus lentes à doubler…Sentant qu’une participante profite de mon passage pour prendre mon appel d’air, je mets un coup d’accélération avant, ENFIN, de faire demi-tour sur la grande allée pour prendre la partie descendante : je reprends de la vitesse et détends mes jambes.

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Inutile de dire que pour la partie vélo, je bénis mes séances de RPM régulières depuis 3 mois, car même en salle, cela permet d’habituer les jambes au vélo et à gagner en puissance !

Derniers coups de pédales en montée : au tour 1, je me fais doubler – la seule fois sur le parcours vélo – par une participante avec un vélo de ville que j’avais dépassé en descente ; elle tourne à droite pour rejoindre le parc à vélo (une bénévole lui fait remarquer qu’elle n’a qu’un chouchou à son bras sachant que un chouchou = 1 tour de vélo…certaines participantes n’ont probablement pas le même fair-play que tout le monde !). Pour le tour 2 : je descends du vélo et cours direction ma place.

Une nouvelle fois, un bénévole m’aide en prenant mon vélo pour le ranger… et je peux partir pour la course à pied !

Partie course à pied

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Parcours course à pied : 3 boucles et un finish dans l’enceinte de la Faisanderie pour un total de 5km

Sur les quelques triathlons petits formats que j’ai déjà faits, c’est ma partie préférée. La partie où je peux dérouler les jambes et envoyer la sauce ! Mais là, je sens que ça ne va pas se faire les doigts dans le nez contrairement aux deux premières parties du triathlon. Le parcours débute par une petite montée. Mes cuisses ont déjà bien chauffées mais je sens surtout que le souffle ne va pas trop suivre. Je cours à mon rythme sans forcément me focaliser sur l’allure. Là où je n’ai eu aucun problème et ai pris que du plaisir en nage et en vélo, je sens que je subis beaucoup plus la course à pied.

Et pour cause, je me suis moins bien entraînée à cause de mon dos qui m’a fait souffrir durant l’été et que j’ai voulu préserver. J’arrive à gérer une allure convenable pour les 1er, 4ème et 5ème kilomètres, entre 5’25 et 5’30/km – ce qui n’est certes pas l’allure que je peux avoir sur un 10km mais qui s’en rapproche tout de même, mais m’effondre sur les 2ème et 3ème kilomètres (environ 5’50/km) où j’ai du mal à tenir l’allure dans les montées. Je me donne un coup de booste pour le dernier tour. Je franchis l’enceinte de la Faisanderie pour les derniers méandres sur herbe… qui me semblent ne plus en finir.

triathlonJ’atteins enfin les derniers mètres où je fais une mini-pointe de vitesse pour venir taper dans la main du speaker sous l’arche d’arrivée.

Durant toute la course, je n’ai jamais regardé le chrono – et je pense que c’est bien la première fois lors d’une compèt !!! Ce qui prouve que j’ai pris 100% de plaisir sans me focaliser sur le temps.

Je termine en 1h00″41, ce qui est plutôt bien. Cela fait environ 4 minutes de plus que l’an dernier mais la partie course cette année faisait réellement 5 km et non pas 3 et des brouettes (2 tours contre 3 cette année). Un petit regret toutefois de ne pas être passée sous la barre de l’heure (peut-être aurais-je pu accélérer un peu plus en course, peut-être n’aurais-je pas du prendre de verre d’eau après le vélo…) mais quand même bien fière et contente des sensations ressenties.

Et je n’ai hâte que d’une chose, passer au format supérieur de triathlon !!

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